Futur Conditionnel

Science fiction, fantasy et nouvelles technologies

Nos données : l’or invisible des 500 ans à venir

L’entreprise Snapchat devrait entrer en bourse en mars et compte lever à peu près 3 milliards de dollars.

L’entreprise ne dégage aucun profit et ne sera sans doute pas rentable avant longtemps – si elle l’est un jour. Pourquoi des actionnaires a priori pas demeurés investiraient de l’argent frais dans une société qui ne pourra certainement leur verser de dividende dans les années à venir ? Parce qu’ils anticipent une augmentation de la valeur de l’entreprise.

Et quel est le gisement de valeur de Snapchat ? Ses données.

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Le futur de la semaine

Dans le futur cette semaine : du café, des opiacées et des jeunes filles en maillot de bain (mais pas que)

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Demain, tous analphabètes ?

À ses débuts, Internet semblait couronner la suprématie de l’écrit : après tout, le code est une sorte de langage, et les premiers sites web ont d’abord été une sorte de collage géant (et pas toujours réussi) de textes avant de devenir les vitrines léchées gavées d’images HD que nous connaissons aujourd’hui. La prédominance du texte sur l’image s’expliquait par des raisons à la fois pratiques et culturelles : nous n’étions pas habitués à utiliser l’ordinateur pour regarder des images ou des vidéos – la télévision paraissait suffire pour ça – et le débit d’escargot des premiers temps du world wide web ne permettait pas aux concepteurs de sites de les surcharger en contenus multimédias.

Aujourd’hui encore, l’écrit ne semble pas trop menacé : l’humanité produit plus de textes qu’elle ne l’a jamais fait au cours de son histoire.

Mais pas mal d’indices laissent penser que la roue a tourné ou qu’elle ne va pas tarder à le faire : les nouvelles technologies sont de moins en moins celles de l’écrit.

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La SF : un moyen d’échapper à une trop dure réalité ?

Annoying Facebook Girl - it is not just a hobby it is my escape from reality

Il paraît que l’attention moyenne d’un lecteur sur internet est de quelques dizaines de secondes. L’équivalent cognitif d’un chiot agité, donc. Moi-même, le plus souvent, je parcours rapidement des dizaines d’articles sans en lire un seul dans le détail. Et pourtant, il m’arrive d’accrocher vraiment avec un billet, de le lire en détail et même de le relire. La plupart du temps, trois conditions sont réunies : 1) je trouve le propos brillant, 2) il y a un truc qui m’agace et 3) j’ai envie de comprendre ce qui ne tourne pas rond.

C’est exactement ce qui s’est passé avec l’excellent article publié par The Atlantic, un journal américain, au début du mois (en anglais, relayé par le Courrier international en français ici) sur la multiplication des réalités alternatives dans les séries et les films de science-fiction les plus récents (Westworld, The Arrival, The OA…). L’article est vraiment intéressant et j’en recommande chaudement la lecture ! (qui prend environ quinze minutes)

Pour résumer, le journaliste, un certain Spencer Kornhaber, montre que, dans toutes ces productions, on retrouve l’idée qu’il y aurait quelque chose au-delà de notre monde quotidien et banal, une autre dimension, un « quelque chose en plus » derrière l’apparente familiarité des choses et des êtres.

Et de conclure que la récurrence de ce thème traduit le besoin d’une échappatoire, d’un « réconfort de l’imagination » (imaginative comfort dans le texte) qui relevait auparavant de la religion.

Et c’est là que je ne suis plus vraiment d’accord.

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5 bonnes raisons de lire « La main gauche de la nuit » de Ursula Le Guin (1969)

J’ai un vice secret. Je sais bien que c’est presque toujours inutile, voire parfois franchement dégoûtant, mais voilà : je n’arrive pas à m’en empêcher.

J’ai un besoin irrépressible de lire les commentaires, que ce soit sur le site du Monde (envie de vomir/s’exiler sur Mars garantie) ou sur Amazon.  Je perds donc un temps précieux à parcourir les avis laissés par de parfaits inconnus, y compris – et c’est là toute la perversité du truc – sur des sujets concernant lesquels mon opinion est déjà faite. Rationalité ? Zéro pointé.

Mais parfois, en de très rares occasions, cette détestable habitude m’est profitable. Par exemple, c’est la lecture du long commentaire négatif laissé sur Amazon au sujet de la trilogie de l’ancillaire (dont je vous parlais ici) qui m’a fait connaître La Main gauche de la nuit, d’Ursula Le Guin (qui a par ailleurs reçu le prix Hugo et le prix Nebula). Le titre m’a intriguée et hop, c’était commandé.

Verdict ? Ce livre est tout simplement génial, et voici 5 raisons pour lesquelles vous devriez vous le procurer très vite s’il ne fait pas déjà partie de votre bibliothèque :

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La science-fiction est-elle un genre « sérieux » ?

Certains soutiennent qu’il y a autant de manières d’organiser sa bibliothèque que de lecteurs : on peut ranger ses livres par auteurs, par genre, par thème, par couleur de couverture ou encore par ordre alphabétique. On peut aussi ne rien ranger du tout (c’est ma solution préférée).

Mais une classification est commune à tout le monde : il y a les livres qu’on laisse traîner sur la table du salon quand des invités arrivent et ceux qu’on s’empresse de cacher. Qui correspondent à peu près à ceux qu’on met en avant quand on nous demande ce qu’on lit à un entretien d’embauche/un premier rendez-vous et ceux qu’on oublie tout d’un coup. C’est que certains ouvrages vous donnent d’emblée une prestance intellectuelle, voire morale, quand d’autres vous disqualifient irrémédiablement aux yeux du monde (ou de vos voisins de métro). Ça dépend évidemment du milieu dans lequel vous évoluez et d’un tas de facteurs sociologiques, mais bon, globalement, on ne se vante pas d’avoir lu 50 Shades of Grey – ou alors dans un contexte bien particulier, où tout le monde partage le stigmate qui en est, du coup, annulé. Et en même temps on ne va pas faire semblant de n’aimer que Paul Valéry : le mensonge serait trop criant et surtout, cet auteur est chiant (allez-y, tapez-moi dessus, j’aime pas Valéry et puis c’est tout).

D’où la question du jour : à laquelle de ces deux catégories la SF appartient-elle ? Est-elle un genre « sérieux » qu’on peut mettre en avant ou un hobbie quasi honteux sur lequel on passe en vitesse ?

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Le futur de la semaine

Chaque lundi, une sélection des articles de la semaine écoulée qui parlent SFFF, nouvelles technologies et tutti quanti.

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Futur du livre : comment prêter des livres numériques ? (2/2)

@relatably

Le système retenu pour le livre numérique en France est entièrement différent du modèle choisi pour le livre physique (présenté iciet le moins que l’on puisse dire, c’est que l’imagination des acteurs du marché du livre ne connaît pas de limites : le système de prêt numérique en bibliothèque (ou PNB) mis en place est d’une complexité à faire pâlir d’envie un fonctionnaire de la Commission européenne. Vous êtes prêt à embarquer ? Accrochez-vous.

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Futur du livre : comment prêter des livres numériques ? (1/2)

Les nouvelles technologies bouleversent à peu près tout sur leur passage et le marché du livre n’y fait pas exception : l’apparition de « livres numériques » accélère la restructuration d’un secteur déjà mis à mal par l’émergence d’acteurs nouveaux qui ont su tirer profit d’internet pour vendre des bouquins… ou les prêter. Hé oui : le livre numérique ne complique pas seulement la vente, il pose aussi la question de l’emprunt.

@pixabay

Comment ça marche, donc ?

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Quel genre de science-fiction est fait pour vous ?

Ainsi donc, les spécialistes s’arrachent les cheveux sur la définition de la SF et continueront sans doute longtemps de le faire. Mais au fond, le plus important n’est peut-être pas d’avoir un concept parfaitement délimité. Non, ce qui compte vraiment, c’est surtout de savoir ce qui nous plaît le plus pour maximiser nos chances de lire/regarder/jouer à des œuvres qui nous plaisent vraiment !

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Mais qu’est-ce donc que la SF ?

Tenter de définir la SF, c’est comme se remettre avec un ex : l’échec est assuré et pourtant, on n’arrive pas s’empêcher d’essayer. Il y a toujours des livres qui échappent à la définition laborieusement élaborée et puisque ce sont la plupart du temps des chefs-d’œuvre, l’option « faire semblant d’ignorer leur existence pour préserver son confort intellectuel » n’est pas vraiment disponible.

Qu’est-ce donc que la science-fiction ?

Mais encore ?

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Le futur de la semaine

Chaque lundi, une sélection des articles de la semaine écoulée qui parlent SFFF, nouvelles technologies et tutti quanti.

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5 bonnes raisons de lire “Les chroniques du Radch” (2013-2016), de Ann Leckie

Si les livres étaient des personnes, la Justice de l’ancillaire, le premier tome des chroniques du Radch (qui en comptent trois), serait sans doute le premier de la classe assis au premier rang, avec une raie sur le côté impeccable et de grosses lunettes rondes. Ce roman a en effet raflé à peu près tous les prix imaginables : prix Hugo, prix Nebula, prix Locus, prix British Science Fiction, prix Arthur C. Clarke… et, en France, le prix Bob-Morane.

Mais un premier de la classe mystérieux, touchant et d’une extrême intelligence, le genre qui se transforme en super-héros la nuit tombée… Car la trilogie écrite par Ann Leckie, si elle mérite sans conteste tous ses prix, n’a rien de scolaire.

Vous ne l’avez pas encore lue ? Filez mettre la main sur le premier tome pour les 5 bonnes raisons que voilà :

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Futur du livre : quelle fiscalité pour les livres numériques ?

@awkwardyeti.com

@theawkwardyeti.com

Les nouvelles technologies bouleversent à peu près tout sur leur passage et le marché du livre n’y fait pas exception : l’apparition de « livres numériques » accélère la restructuration d’un secteur déjà mis à mal par l’émergence d’acteurs nouveaux qui ont su tirer profit d’internet pour vendre des bouquins. Une des questions qui se posent est aussi simple qu’épineuse : faut-il aligner le taux de TVA du livre numérique sur le taux applicable aux livres physiques ? On vous dit tout.

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