Futur Conditionnel

Science fiction, fantasy et nouvelles technologies

Les prix littéraires de science-fiction : le prix Hugo

Si la France est souvent moquée pour le nombre de prix littéraires qu’elle décerne à tour de bras et pour tout le cirque médiatique qui accompagne le choix des heureux élus, la grande patrie internationale de la science-fiction et de la fantasy n’est pas en reste : Wikipédia dénombre près d’une cinquantaine de prix littéraires de SFFF.

On peut évidemment critiquer les prix autant qu’on voudra : les critères de choix ne sont jamais très clairs, de très bons livres en sont exclus et les prix tendent à concentrer les ventes sur les quelques titres mis en valeur, au détriment du reste de (l’abondante) production littéraire.

Oui, mais ces prix sont bien pratiques pour se retrouver dans le champ potentiellement infini de la SFFF et contribuent parfois à mettre sous les feux des projecteurs des auteurs ou des genres vers lequel on ne serait pas allés spontanément. Embarquons donc pour un petit tour des prix littéraires de science-fiction les plus connus

Pas d’hésitation sur celui par lequel il faut commencer : c’est évidemment le prix Hugo, à la fois pour sa célébrité, sa qualité et sa longévité qui l’a fait entrer cette année  au livre Guinness des records : il est décerné depuis 1953 !

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5 bonnes raisons de lire Police lunaire de Tom Gauld (2016)

Quand certains se délectent au rayon BD de la Fnac, je dois avouer que ce genre m’a longtemps laissée perplexe : à la notable exception de la série des Yoko Tsuno (déjà de la SF !), les BD me paraissaient souvent moins intéressantes que les « vrais » livres, c’est-à-dire de bons gros romans.

Et aujourd’hui ? Et bien, c’est toujours la même histoire : tout change, rien ne change – c’est-à-dire que si je continue, la plupart du temps, de me tourner spontanément vers des romans, je suis plus ouverte aux BD… et notamment à celles de Tom Gauld. Voici cinq excellentes raisons de vous précipiter sur son dernier opuscule de SF drôle et mélancolique, Police Lunaire (paru en 2016) – même si, comme moi, vous n’êtes pas des habitués du genre.

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De quoi l’utilisateur est-il le nom ? (3/3)

L’utilisateur est partout. Il supplante peu à peu, dans le discours commercial des entreprises numériques, le consommateur et le client. Pourquoi donc ? Première piste d’explication : face à une nouvelle réalité économique, fondée sur la coexistence de la gratuité et de la rentabilité grâce à la création de valeur par ceux –là mêmes qui la consomment, il fallait un nouveau mot. Deuxième piste : le concept d’« utilisateurs » permet d’escamoter la dimension marchande de la relation entre l’entreprise numérique et ses clients.

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De quoi l’utilisateur est-il le nom ? (2/3)

Comme nous le disions il y a peu, l’utilisateur est partout. D’après les chiffres fournis par Google, la fréquence d’utilisation du mot « utilisateur » dans la langue française aurait été multipliée par 9 entre 1950 et aujourd’hui. Les résultats sont à peu près similaires en langue anglaise pour le terme « user ». Mais pourquoi certaines entreprises préfèrent-elles parler aujourd’hui d’utilisateurs que de clients ?

Première piste, que nous allons tenter d’explorer un peu aujourd’hui : la disparition du client au profit de l’utilisateur est liée à l’apparition d’un modèle économique dans lequel celui qui achète le service est aussi celui qui le produit.

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5 bonnes raisons de lire “La fille automate” de Paolo Bacigalupi (2009)

Les nombreux prix décernés à ce roman (Hugo, Nebula, Locus…) sont largement mérités. En effet, si le roman aborde de nombreux thèmes chers à la SF – en particulier celui de la frontière entre les robots et l’humanité – leur traitement est d’une profonde originalité et, loin de se limiter aux deux protagonistes mentionnés dans le résumé figurant sur la quatrième de couverture, l’intrigue se déploie autour de multiples personnages, tous complexes et tous crédibles.

Voici donc 5 bonnes raisons d’entamer la lecture de ce formidable roman, dont la matière est si riche que l’on imagine sans peine qu’il pourrait donner lieu à une adaptation sous forme de film, voire de série.

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Où trouver des idées de lecture de SFFF ?

Plusieurs milliers de romans s’offrent au lecteur de science‑fiction/fantasy/fantastique qui se demande quel sera le prochain livre à rejoindre sa bibliothèque (ou plus exactement sa table de chevet/son sac/ses toilettes). Et je ne parle même pas des romans non traduits en français. A première vue, c’est vraiment chouette : avec tellement de choix, on est à peu près sûr de trouver son bonheur. Oui, mais :

  • On a besoin d’être guidé dans ce choix, parce qu’on a des goûts et des préférences – et un temps hélas pas infini à accorder à la lecture ;
  • Le nombre de possibilités est tel qu’on peut se sentir paralysé voire perdu : par où commencer ?

Voici quelques pistes :

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Pourquoi est-il si difficile de faire un *bon* film de science-fiction ?

Il y a quelques semaines, je suis allée voir Premier contact. Les critiques étaient bonnes et mes ami-e-s enthousiastes : a priori, rien à craindre sur la qualité du film. Et pourtant j’y allais pas très rassurée, me demandant si la pellicule allait réellement valoir le prix (exorbitant, au demeurant) de ma place de cinéma.

C’est que la plupart des films marketés SF sont… peut-être pas mauvais… mais pas terribles, disons. Un peu comme des frites refroidies : ce n’est pas dégoûtant et on ne peut rien reprocher aux ingrédients, mais on n’a pas non plus exactement envie de se jeter dessus.

Finalement, j’ai adoré le film et j’en suis ressortie avec des étoiles et des heptapodes dans les yeux. J’attends de pied ferme les prochaines œuvres de Denis Villeneuve, en particulier son adaptation de Dune. Mais cette hésitation initiale m’a fait réfléchir : pourquoi donc tant de films de SF restent médiocres malgré un pitch séduisant, des acteurs qui font le job et des effets spéciaux corrects ?

Il me semble que trois raisons principales l’expliquent.

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Livre Vs. Film – La stratégie Ender

Beaucoup de bons romans de SFFF donnent lieu à des adaptations cinématographiques. Pour les lecteurs/spectateurs, cette situation donne lieu à tout un tas d’épineuses questions : quels sont les atouts du bouquin ? et ceux de son adaptation ? quand on a lu le roman, regarder le film en vaut-il la peine ? ou bien va-t-on faire une crise cardiaque en découvrant qu’un des personnages secondaires a été rayé de l’intrigue et que la fière guerrière a été transformée en cruche énamourée ? Pour vous, Futur Conditionnel mène l’enquête.

Penchons-nous aujourd’hui sur le cas de la Stratégie Ender, qui est à la fois un roman écrit par Orson Scott Card, paru en 1985, et un film de 2013 de Gavin Hood.

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De quoi l’utilisateur est-il le nom ? (1/3)

La mémoire est vraiment un drôle d’animal : si j’oublie 70 % des dates d’anniversaire de mes proches, me condamnant à force textos d’excuse envoyés trois jours plus tard avec une bonne dose de culpabilité, en revanche je garde un souvenir assez net d’une affichette entraperçue dans le métro il y a des années, lors d’une grève RATP.

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Futur du livre : ebook et gestion numérique des droits (DRM)

Après la fiscalité, le prêt et la numérisation des œuvres indisponibles, nous ne pouvions faire autrement pour clore notre série sur le futur du livre que d’évoquer une question très importante pour les livres numériques : celle de la gestion des droits numériques, ou digital rights management (DRM) dans la langue de la perfide Albion. Ce sujet dépasse largement la question du livre et touche en réalité tous les domaines de la création qui, d’une façon ou d’une autre, ont à voir avec le numérique : films, musique, you name it.

Les problématiques des différentes industries culturelles varient mais la question de fond est toujours la même : un fichier électronique est infiniment plus facile à copier et partager qu’une œuvre physique. Faire 100 copies d’un livre et les envoyer à vos amis par la Poste exige une journée de travail – en supposant que le bureau de poste ne soit pas fermé au moment où vous arriviez, ce qui est une hypothèse extrêmement optimiste. Transférer une pièce jointe à l’ensemble de votre carnet d’adresse vous prend 5 minutes.

Bref, en théorie, il suffirait d’un ebook vendu pour abreuver tout le marché français avec le titre.

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Futur du livre : numériser les œuvres indisponibles, oui mais comment ?

C’est un phénomène auquel on a tous, un jour ou l’autre, été confronté : certains livres ne sont plus disponibles. Dans les cas les plus extrêmes, les exemplaires d’occasion s’arrachent à prix d’or et les forums abondent de commentaires de lecteurs désespérés se demandant pourquoi diable l’éditeur ne fait rien.

La numérisation a paru apporter une solution pour faire renaître les livres disparus de leurs cendres : la loi du 1er mars 2012 a prévu que les livres du XXème siècle (de 1901 à 2000), encore protégés par le droit d’auteur mais indisponibles, pouvaient être numérisés, leur permettant ainsi de redevenir accessibles – uniquement sous format dématérialisé, à la vente ou par prêt numérique (à travers le réseau PNB qui vous était présenté ici).

Comment ça fonctionne ? Et pourquoi ça ne fonctionne pas très bien ? On vous dit tout.

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Amazon Kindle Store : le syndrome du restaurant chinois

@lifeofpix

Après des années d’hésitation et de doute, j’ai viré ma cuti et je me suis lancée. Je suis désormais l’heureuse (mais sceptique) propriétaire d’une liseuse Kindle. On ne va pas refaire ici tout le débat « odeur du livre et émotion du papier qui craque » Vs. « liseuse légère et pratique » – en ce qui me concerne, j’ai l’impression que les deux formats sont plus complémentaires que concurrents.

Ne parlons pas de livre, donc, et concentrons-nous plutôt sur une des principales librairies : la Kindle Store d’Amazon, qui propose à la vente quelques milliers de livres numériques. Sa particularité : y sont présents un grand nombre de livres autoédités (c’est-à-dire que les auteurs ont directement mis en ligne, sans passer par le truchement d’un éditeur). Tant que je ne possédais pas de liseuse, je ne m’étais jamais aventurée dans ce coin-là du Net. Ma première impression, je vous le dis tout net, n’est pas des plus positives : la Kindle Store est une véritable cour des miracles.

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Les 5 meilleurs articles sur Star Wars

Après un an d’attente, on est allé voir Rogue One. Et quand, à la sortie, on s’est rendu compte qu’il allait falloir patienter encore douze mois pour voir l’épisode 8 de la saga, on a eu comme une envie de se rouler en boule dans un coin en sanglotant. La bonne nouvelle ? On est déjà en mars. La mauvaise ? Ça fait quand même neuf mois d’attente…

Pour patienter, voici nos 5 articles préférés à lire ou à relire sur la saga Star Wars :

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3 excellents livres de SF qui ne sont PAS écrits par des Nord-Américains

On en parlait il y a peu : la science-fiction donne l’impression d’être avant tout un genre anglo-saxon, avec une prédominance des auteurs d’Amérique du Nord sur le reste du monde. Un grand nombre de livres sont rédigés en langue anglaise et si la culture sci-fi a des racines en Europe (Orson Wells, Jules Verne…), force est de constater qu’elle a pris son plein essor aux États-Unis : les prix littéraires, les conventions, les fanzines et les revues les plus importantes ne proviennent pas du Vieux continent, ni de l’Asie ou de l’Afrique.

Pour une part, le phénomène s’entretient tout seul et la prophétie est auto-réalisatrice : la communauté SFFF est plus importante en Amérique du Nord, l’écosystème éditorial et journalistique plus développé sur ces thèmes, les publications plus nombreuses, ce qui nourrit la culture « fan »… et ainsi de suite. Peut-être aussi une partie de l’explication vient-elle du fait que les auteurs outre-atlantique peuvent plus facilement faire des incursions dans le champ de la science-fiction sans être marqués à vie du sceau infâmant de la littérature de genre.

Si les causes sont multiples et sans doute impossibles à démêler tout à fait, il n’en reste pas moins que la culture nord-américaine domine la SFFF. Du moins à première vue.

Car la science-fiction « du reste du monde » – c’est-à-dire un modeste 95 % de la population mondiale – recèle de véritables pépites d’imagination, d’intelligence et de finesse. Voici un premier tour d’horizon avec trois ouvrages qui sont, à mes yeux, des incontournables.

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Livre Vs. Film – Seul sur Mars

Beaucoup de bons romans de SFFF donnent lieu à des adaptations cinématographiques. Pour les lecteurs/spectateurs, cette situation donne lieu à tout un tas d’épineuses questions : quels sont les atouts du bouquin ? et ceux de son adaptation ? quand on a lu le roman, regarder le film en vaut-il la peine ? ou bien va-t-on faire une crise cardiaque en découvrant qu’un des personnages secondaires a été rayé de l’intrigue et que la fière guerrière a été transformée en cruche énamourée ? Pour vous, Futur Conditionnel mène l’enquête.

Et l’honneur d’inaugurer cette rubrique revient à Seul sur Mars, qui est à la fois un livre d’Andy Weir publié en 2011 et un film de Ridley Scott sorti en 2015.

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Non, la science-fiction ne sait pas “prédire” l’avenir

En explorant l’internet mondial à la recherche d’informations et d’articles sur la science-fiction, je tombe encore et encore sur pléthore d’articles autour du même thème : la science-fiction aurait prédit le futur. Et de citer quelques cas dans lesquels les auteurs de SF ont anticipé des évolutions technologiques dont nous faisons aujourd’hui l’expérience, par exemple Skype imaginé dès 1927 dans le film Metropolis ou les voitures sans pilote de Minority Report qui rouleront demain dans nos rues avec les projets de Google et de Tesla.

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Le futur de la semaine

Dans le futur cette semaine : des robots, des déchets spatiaux, des télévisions espionnes et le tour du monde en 150 secondes (mais pas que)

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